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Poirier

Rustique, résistant même en pot... sa culture ne requiert pas de connaissances particulières, et des poires maison, ça ne se refuse pas !

Nom commun : Poirier
Nom latin : Pyrus communis
Famille : Rosacées
Catégorie : Fruitier
Plantes liées à la production alimentaire (potager, fruitier, herbes...)
Comestible
Plantes nécessitant une taille régulière.
A tailler
Plantes supportant les grands froids (-20°C).
Rustique+++

Il existe plus de 1 500 variétés de poires. Les contraintes du commerce ont limité le choix à une dizaine les variétés destinées à la grande culture, mais ce n'est pas le cas pour vous, qui avez un choix beaucoup plus vaste ! On trouve des poires d'été, des poires d'automne et d'hiver. Les poires d'été ne se conservent pas plus de quelques jours. Les poires tardives fournissant des fruits de table consommables durant tout l'hiver sont assez recherchées. L'adaptation au climat d'une région varie beaucoup selon les cultivars de poiriers : repérez les variétés présentes dans votre région, demandez à vos voisins, vos amis ! Les poiriers aiment différents types de sol (en fonction du porte greffe), humides à bien drainés, riches, et il leur faut une exposition ensoleillée pour fleurir et fructifier.

Type de plante Fruitier
Végétations Vivace
Autres noms
Hauteur à maturité 250 - 1000
pH 6 - 7
Emplacement / Exposition
Exposition 5
Granulométrie 5
Besoins en eau 5
Résistance au gel Très bonne
Zone USDA 5a
Arroser

Le premier mois, et en cas de sécheresse, mieux vaut procéder à des arrosages copieux et peu fréquents, pour inciter le système racinaire à aller chercher l'eau en profondeur. Il convient donc d'arroser à satiété, jusqu'à ce que la cuvette de plantation soit remplie et ne se vide que très lentement. Arrosez de temps à autre quand il fait sec le reste de la première année, et bien entendu si votre poirier est en pot !

Détuteurer

Enlevez le tuteur deux ans après la plantation.

Planter

Les poiriers ne sont pas auto-féconds, donc s'il n'y en a pas d'autre dans le voisinage, plantez-en plusieurs. Choisissez un emplacement ensoleillé, dans un sol ordinaire plutôt riche, drainé, ni calcaire, ni trop humide! Gardez à l'esprit qu'en fonction du porte-greffe utilisé, les préférences de votre poirier peuvent varier. Demandez à votre pépiniériste, ou au voisin qui vous a fourni le pied ! Sa floraison est assez précoce, trouvez lui une situation abritée afin de le protéger des derniers gels. La plantation en racines nues se fait uniquement en hiver, tandis que vous pouvez planter les mottes et les arbres en container jusqu'au printemps. En racine nue, effectuez un pralinage (raccourcissement des racines, et trempage dans un mélange de terre et de compost). Plantez dans un trou au moins 20cm plus grand que la motte, remettez progressivement la terre émiettée, en tassant régulièrement autour des racines. Arrosez juste après la plantation avec au moins 50 litres d'eau que vous verserez dans une cuvette formée autour du tronc. Un tuteur planté dans le trou, incliné face aux vents dominants, sera utile, à condition de ne pas oublier de l'enlever deux ans après, et d'utiliser une fixation souple adaptée.

Eclaircir

En mai et juin, les petites poires apparaissent. Si le nombre de fruits par grappe est important - certaines variétés sont plus prolifiques que d'autres, telles que 'Louise-Bonne d'Avranches' ou 'Duchesse d'Angoulême'... - vous pourriez choisir d'éclaircir ; conservez seulement les plus beaux fruits situés à la périphérie, soit une ou deux poires par bouquet. Après l'éclaircissage, vous pouvez pratiquer ce qu'on appelle l'ensachage qui consiste à recouvrir les jeunes fruits d'un sachet de papier, afin de les protéger des ravageurs tels que le carpocapse ou la guêpe. Vous enlèverez les sachets quinze jours avant la récolte.

Pailler

Paillez abondamment le pied des jeunes poiriers la première année, avec un broyat de bois ou d'écorce, (ou ce que vous avez sous la main), cela limitera la concurrence des herbacées et la corvée des arrosages !

Arroser

Le premier mois, et en cas de sécheresse, mieux vaut procéder à des arrosages copieux et peu fréquents, pour inciter le système racinaire à aller chercher l'eau en profondeur. Il convient donc d'arroser à satiété, jusqu'à ce que la cuvette de plantation soit remplie et ne se vide que très lentement. Arrosez de temps à autre quand il fait sec le reste de la première année, et bien entendu si votre poirier est en pot !

Récolter

Selon la variété, la récolte se déroule entre mi-juillet et octobre. Les derniers fruits récoltés peuvent se conserver une bonne moitié d'hiver, dans de bonnes conditions. Pour savoir si les poires sont prêtes à être cueillies, tournez tout doucement le fruit d'1/4 de tour sur lui-même. Le pédoncule doit se détacher sans avoir besoin de tirer. Si des fruits tombent sans y être encouragés, ou par une brise légère, c'est une bonne indication : dépêchez-vous ! Les poires sont fragiles et ne supportent pas d'être abimées...

Identifier

Le poirier est un arbre de la famille des rosacées, originaire des régions tempérées d'Europe et d'Asie. De taille moyenne, il peut atteindre dix à quinze mètres de haut et vivre jusqu'à 200 ans. Les feuilles à limbe ovale, finement dentées sur le bord, blanches et groupées en corymbes, mesurent environ huit à neuf centimètres et apparaissent en avril-mai. Il existe plus de 1500 variétés !

Surveiller

Les poiriers sont moins fragiles que les pommiers, mais restent sensibles aux parasites foliaires comme les pucerons, les araignées rouges, l'oïdium, la tavelure (qui abîme les fruits, et peut être limitée en brûlant les feuilles sèches à l'automne) et les chenilles, mais les attaques de feuillages ne sont pas trop graves pour la survie de l'arbre. Plus pénalisants sont les chancres et le feu bactérien. Contre la tavelure, le feuillage peut être renforcé grâce à des traitements bio de pulvérisation de purin d'ortie ou de prêle ! Pour lutter contre le carpocapse, pensez à ses prédateurs naturels, qui sont principalement les chauves-souris et les oiseaux insectivores, en particulier les mésanges. Installez quelques nichoirs adaptés à chacune de ces espèces.

Tailler

L'objectif le plus important de la taille d'entretien est de garder à votre arbre une forme adaptée, de le débarrasser de son bois mort, et de laisser la lumière passer jusqu'au coeur. Il faut savoir distinguer les branches qui vont porter des fruits - branches souvent latérales, au port plutôt horizontal, de celles qui font "du bois" - plutôt au centre de l'arbre, et verticales. Enlevez tout d'abord le bois mort ou abîmé. Coupez ensuite les branches qui se croisent, celles qui se développent vers l'intérieur, en dégageant le coeur de l'arbre pour y laisser entrer la lumière. Petit détail de geste qui a son importance : tournez votre sécateur de manière à avoir la contre lame du côté de la partie à enlever : vous ne risquerez ainsi pas d'abîmer le bois qui doit rester sur l'arbre ! A savoir : les tailles de fructification, en particulier les tailles de poiriers palissés sont complexes ! Si vous avez vraiment besoin de le faire, reportez vous aux ouvrages spécialisés, ou consultez un professionnel !

Arroser

Le premier mois, et en cas de sécheresse, mieux vaut procéder à des arrosages copieux et peu fréquents, pour inciter le système racinaire à aller chercher l'eau en profondeur. Il convient donc d'arroser à satiété, jusqu'à ce que la cuvette de plantation soit remplie et ne se vide que très lentement. Arrosez de temps à autre quand il fait sec le reste de la première année, et bien entendu si votre poirier est en pot !